Vous êtes en train de marcher, de pratiquer votre sport ou simplement de vous lever, lorsque soudain, votre genou émet un craquement accompagné d’une douleur.
Votre genou va se mettre à gonfler, alors la première chose à faire serait d'appliquer de la glace ou du froid pendant 20 minutes, puis prendre un rendez-vous avec un professionnel de santé afin d’identifier précisément la partie de l'articulation endommagée.
Dans les chapitres qui suivent, nous examinerons les causes probables de ce craquement soudain et détaillerons les solutions, notamment les genouillères adaptées, pour stabiliser votre genou, favoriser une bonne récupération et limiter le risque de récidive.
Si votre genou n'est pas douloureux après un léger craquement, vous pouvez en savoir plus grâce à cet article : Genou qui craque sans douleur - causes et solutions
Pourquoi un Genou peut Craquer puis Gonfler ?
Un craquement sonore, accompagné d’un gonflement et de douleurs, suggère fortement une atteinte traumatique de l’articulation du genou, touchant ses structures internes, comme le cartilage, les ménisques, les ligaments ou la rotule.
Un examen clinique spécialisé, complété par une IRM ou un arthroscanner, est nécessaire pour identifier précisément la structure lésée (ménisque, ligament, cartilage) et adapter la prise en charge (immobilisation, kinésithérapie, attelle, genouillère de protection ou, en dernier recours, chirurgie).
L’intervention médicale rapide, ou au moins l'application de froid/glace au plus vite, est primordiale afin de prévenir les complications et favoriser une guérison optimale.
Ce qu'il ne faut pas faire après un craquement douloureux :
- Continuer à pratiquer son sport en se disant que la douleur est encore supportable (Oui, on l'a tous fait, et ce n'est pas bien :) )
- Forcer l’appui sur le genou blessé pour voir si ça fait toujours mal.
- Négliger la prise en charge par un professionnel de santé (médecin, kinésithérapeute, orthopédiste).
- Essayer de marcher sans aide, comme une attelle ou une genouillère, pour soutenir le genou.
Quels Sont les Symptômes Associés au craquement qui peuvent inquiéter ?
Outre les craquements et le gonflement, d'autres symptômes peuvent accompagner ces conditions. Si vous multipliez ces symptômes, cela multiplie les facteurs à problèmes et une analyse clinique ou une imagerie médicale vous en dira plus sur l'état de votre articulation :
- Douleur : Une douleur localisée ou diffuse peut indiquer une inflammation ou une blessure.
- Rougeur et Chaleur : Ces signes peuvent signaler une infection ou une inflammation active.
- Limitation de la Mobilité : Difficulté à plier ou étendre le genou peut indiquer une déchirure ou une autre lésion importante.
- Blocage Articulaire : Sentiment de "bloquer" ou de "coincer" le genou peut être lié à une déchirure du ménisque.
Si vous souhaitez comprendre pourquoi nos genoux craquent en général, vous trouverez toutes les réponses ici : Pourquoi j'ai le genou qui craque

Quelles sont les causes d'un gonflement de genou après un craquement sonore.
Quand un genou produit un « crac » sonore suivi d’un gonflement, il s’agit généralement d’un épisode aigu qui implique la lésion d’une structure interne et s’accompagne presque toujours de douleurs.
Contrairement aux simples bruits articulaires ou crépitements de l’arthrose et autres affections chroniques, ces craquements nets, violents et soudains s’expliquent par des causes traumatiques ou mécaniques bien précises.
En voici les plus fréquentes :
Déchirure du Ménisque
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- Nature du bruit : Un « crac » se produit souvent au moment du mouvement de torsion ou de flexion forcée du genou.
- Mécanisme : Les ménisques peuvent se coincer brutalement entre les surfaces articulaires, entraînant un bruit sec.
- Gonflement : La lésion déclenche une inflammation et la formation d’un épanchement de liquide synovial ; le genou se met à gonfler dans les heures qui suivent la blessure.
- Douleurs : Elles sont habituellement localisées sur le versant interne ou externe du genou, selon le ménisque touché, et s’accentuent lors des rotations ou de la flexion complète.
Rupture d’un Ligament Croisé (souvent le Croisé Antérieur, LCA)
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- Nature du bruit : La rupture d’un ligament croisé (souvent le LCA) s’accompagne fréquemment d’un « pop » ou d’un « crac » très net pendant l’impact ou la torsion du genou.
- Mécanisme : Un changement brusque de direction, un contact direct ou un hyper-étirement violent du genou provoquent la déchirure.
- Gonflement : Le saignement intra-articulaire (hémarthrose) se développe rapidement, causant une tuméfaction marquée et douloureuse dans l’heure suivant la blessure.
- Douleurs : Vives et souvent localisées au centre du genou, associées à une sensation d’instabilité.
Luxation ou Subluxation de la Rotule
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- Nature du bruit : Un « clac » ou un « crac » peut se faire entendre lorsque la rotule quitte sa position et revient en place de manière forcée.
- Mécanisme : Un mouvement brusque du genou avec un alignement rotulien déjà fragile (dysplasie, déséquilibre musculaire) peut déboîter la rotule.
- Gonflement : L’irritation provoque une réaction inflammatoire qui se traduit par un épanchement de liquide synovial, d’apparition souvent rapide.
- Douleurs : Importantes dès la luxation, localisées autour ou derrière la rotule, et parfois associées à une difficulté de flexion-extension.
Fracture Ostéochondrale (cartilage et os sous-jacent)
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- Nature du bruit : Un craquement bref survient lorsque le cartilage, et parfois un fragment osseux, se rompt brutalement dans l’articulation.
- Mécanisme : Choc violent ou compression excessive du genou ; plus rare que la déchirure méniscale ou ligamentaire, mais le bruit peut être similaire.
- Gonflement : Rapidement présent, dû à une effusion de sang et de liquide synovial ; ce type de fracture peut saigner et irriter toute l’articulation.
- Douleurs : Vives, parfois avec blocage articulaire si un fragment se déplace à l’intérieur de l’articulation.
Subluxation ou Entorse avec Atteinte Partielle d’un Autre Ligament (LCL, LCM)
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- Nature du bruit : Un bruit sec comme un « clac » suivi d’un relâchement articulaire localisé sur le côté interne (LCM) ou externe (LCL) du genou.
- Mécanisme : Souvent un choc latéral ou un mouvement de torsion forçant l’intérieur ou l’extérieur du genou.
- Gonflement : Il peut être modéré à important selon l’ampleur de la lésion.
- Douleurs : Localisées sur le versant interne ou externe du genou, amplifiées lors des mouvements de valgus ou varus forcés.
Si vous souhaitez mieux comprendre ce qu'il se passe quand un genou craque avec douleur, vous pouvez lire cet article plus généraliste.
Récapitulons :
Lésion | Nature du bruit | Mécanisme le plus fréquent |
---|---|---|
Déchirure du ménisque | « Crac » sec lors d’un mouvement de torsion | – Torsion brutale du genou – Flexion forcée ou rotation |
Rupture du LCA | « Pop » ou « Crac » audible | – Changement brusque de direction – Hyperextension violente |
Luxation de la rotule | « Clac » ou « Crac » lors du déboîtement | – Mouvement brusque du genou – Dysplasie rotulienne ou déséquilibre musculaire |
Fracture ostéochondrale | Craquement bref | – Choc violent ou compression excessive – Fragment osseux/cartilagineux détaché |
Entorse ligamentaire | « Crac » sec | – Choc latéral – Torsion forcée en valgus (LCM) ou en varus (LCL) |
Mon genou à craqué et est gonflé, quelles sont les solutions maintenant ?
Si vous ne l'avez pas encore fait, n'oubliez pas d'appliquer de la glace sur le genou, immédiatement après le craquement, cela aidera à limiter le gonflement et à réduire la douleur.
Le froid resserre les vaisseaux sanguins, ce qui ralentit l’accumulation de liquide et évite que le genou ne gonfle trop vite. Il agit aussi comme un anti-douleur naturel en diminuant la sensibilité des nerfs.
En refroidissant la zone, on empêche l’inflammation de s’aggraver et on protège les tissus déjà fragilisés.
Pour que cela soit efficace, il faut appliquer la glace pendant 15 à 20 minutes, en mettant un tissu entre la peau et la glace pour éviter les brûlures par le froid.
Dans un second temps, porter une genouillère est un très bon choix, car ces orthèses de genou présentent plusieurs avantages cruciaux :
1. Stabilisation immédiate du genou
Après un traumatisme, l’articulation devient instable, particulièrement en cas de lésion ligamentaire ou méniscale.
Une genouillère de stabilisation, une orthèse rigide ou semi-rigide, avec des renforts latéraux peut limiter les mouvements anormaux et éviter l’aggravation de la blessure.
2. Réduction de l’œdème et de l’inflammation
L’application d’une compression via une genouillère de contention ou une genouillère cryo (glacée) aide à limiter le gonflement en réduisant l’accumulation excessive de liquide synovial et d’œdème.
Cela s’inscrit dans la prise en charge immédiate selon le protocole RICE (Rest, Ice, Compression, Elevation).
3. Diminution de la douleur
L’immobilisation relative du genou avec une genouillère de soutien, ou même une simple genouillère de compression dans certains cas, réduit la sollicitation des structures lésées, améliore la circulation sanguine et diminue ainsi la douleur.
4. Prévention d’une aggravation de la blessure
En cas de lésion ligamentaire ou méniscale, chaque faux mouvement peut causer une instabilité accrue et endommager davantage l’articulation. Une genouillère de contention et de stabilisation limite ces mouvements pathologiques et prévient l’aggravation des lésions.
5. Facilitation de la prise en charge médicale
Une attelle ou une genouillère permet de sécuriser le genou avant un avis médical, notamment en cas de nécessité d’un examen clinique approfondi ou d’une imagerie (IRM, radiographie) pour identifier la nature exacte de la blessure.
Les Genouillères : Une Solution Efficace après une blessure au genou
Le choix de la genouillère dépend directement de la structure lésée (ménisque, ligament croisé, rotule, os/cartilage, patella) et du degré de stabilité nécessaire.
Les orthèses modernes offrent un compromis entre protection, compression et maintien de la mobilité.
1. Quelle Genouillère pour une Déchirure du Ménisque ?
Une Genouillère méniscale ou orthèse semi-rigide articulée avec stabilisateurs latéraux.
Une déchirure méniscale entraîne souvent des douleurs, un gonflement et une gêne lors des mouvements du genou.
L’articulation devient instable, surtout lors des rotations ou des flexions forcées, ce qui peut aggraver la lésion et retarder la cicatrisation.
Porter une genouillère adaptée aux pathologies des ménisques permet de stabiliser le genou et de réduire les contraintes mécaniques exercées sur le ménisque blessé.
Le premier effet bénéfique de ce type de genouillère, est une compression douce qui aide à limiter l’épanchement synovial et à contrôler l’inflammation.
En réduisant le gonflement, elle diminue également la douleur et améliore le confort au quotidien.
Certains modèles intègrent des charnières articulées, qui guident le genou dans un mouvement sécurisé de flexion-extension.
Ce système permet d’éviter toute surcharge excessive sur le ménisque tout en conservant une bonne mobilité articulaire.
Il est particulièrement utile pour les personnes actives qui souhaitent maintenir une certaine autonomie dans leurs déplacements sans compromettre la cicatrisation.
Si vous avez eu un craquement dans votre genou et que vous soupçonnez votre ménisque, vous devriez lire cet article : Mon genou qui craque, est-ce le ménisque
2. Quelle Orthèse pour une Entorse des ligaments latéraux ou Rupture du Ligament Croisé Antérieur (LCA)
Une attelle ou un Genouillère ligamentaire de type souple ou semi-rigide, suivant votre blessure, ou avec de larges sangles croisées.
Une rupture du ligament croisé antérieur entraîne une instabilité du genou, particulièrement dans les mouvements d’avant en arrière.
Le tibia a tendance à “glisser” vers l’avant par rapport au fémur, ce qui perturbe la biomécanique naturelle de l’articulation et expose à des risques de lésions secondaires sur les ménisques ou le cartilage.
Les genouillères ligamentaires sont conçues pour pallier cette instabilité et soutenir le genou.
Elles peuvent être équipées de montants latéraux rigides qui assurent un maintien efficace et limitent les mouvements indésirables.
Les larges sangles de réglage permettent de contrôler le déplacement du tibia vers l’avant (appelé tiroir antérieur), réduisant ainsi la sensation d'insécurité et la douleur associée.
Certaines genouillères possèdent parfois des charnières réglables, qui offre un contrôle précis de l’amplitude du mouvement.
Selon la phase de récupération, il est possible de restreindre la flexion ou l’extension afin d’éviter toute sollicitation excessive du ligament, notamment après une intervention chirurgicale ou lors d’une rééducation avancée.
Le maintien ferme qu’elle procure contribue à sécuriser l’articulation et à protéger les structures environnantes, en particulier dans l’attente d’une éventuelle reconstruction ligamentaire.
En plus du maintien mécanique, ce type de genouillère exerce une compression uniforme autour de l’articulation, ce qui diminue l’œdème et soulage la douleur en limitant l’accumulation de liquide inflammatoire.
Moins de gonflement signifie également une meilleure proprioception et un meilleur contrôle des mouvements du genou.
L’utilisation d'une genouillère ligamentaire doit être complétée par un protocole de rééducation adapté, incluant des exercices de renforcement musculaire et de proprioception.
Cette combinaison permet de réduire considérablement le risque de récidive et d’assurer une reprise des activités sportives ou quotidiennes en toute sécurité.
3. Quelle Genouillère pour une Luxation ou Subluxation de la Rotule ?
Une Genouillère rotulienne avec un anneau en silicone, de type enfilable ou enveloppante, suivant la pathologie.
Lors d’une luxation ou subluxation de la rotule, celle-ci sort de son axe normal, généralement vers l’extérieur du genou.
Cette mauvaise trajectoire entraîne une instabilité articulaire, des douleurs et un risque accru de récidive si le problème n’est pas correctement pris en charge.
Une genouillère rotulienne est spécialement conçue pour maintenir la rotule dans son alignement naturel et éviter qu’elle ne se déboîte lors des flexions et extensions répétées du genou.
Son anneau en silicone, qui peut être à effet massant, entoure la rotule et lui offre un soutien efficace, réduisant ainsi les risques de nouveaux épisodes de luxation.
Certains modèles incluent une butée latérale, positionnée du côté où la rotule a tendance à dévier (généralement externe).
Ce dispositif exerce une légère pression qui corrige le positionnement rotulien, limitant ainsi les mouvements anormaux et réduisant la sensation d’instabilité.
En plus de stabiliser la rotule, cette genouillère apporte une compression douce autour du genou, ce qui aide à réduire l’inflammation et la douleur.
Elle favorise également la récupération des structures ligamentaires et capsulaires endommagées, comme les ailerons rotuliens, tout en améliorant la proprioception du genou.
Vous pouvez trouver d'autres genouillères rotuliennes, peut-être plus adaptées à votre cas, ici :
4. Quelle Genouillère pour une Fracture Ostéochondrale
Une Attelle rigide d’immobilisation en phase aiguë, puis orthèse articulée verrouillable pour la récupération.
Dans la phase initiale, il est essentiel de limiter au maximum les mouvements du genou pour éviter que le fragment osseux ne se déplace ou que la lésion cartilagineuse ne s’aggrave.
Une attelle rigide d’immobilisation est donc recommandée pour maintenir le genou en position stable, surtout en post-opératoire ou en cas de traitement conservateur nécessitant un repos strict.
Lorsque la consolidation commence, une orthèse ou Genouillère articulée verrouillable devient plus utile.
Le principal atout de ces orthèses est la présence d’un système de verrouillage, permettant de bloquer le genou à un angle précis (souvent entre 0° et 20° de flexion). Ce contrôle empêche tout mouvement brusque qui risquerait d’aggraver la fracture ou de provoquer un décollement du fragment osseux en cours de consolidation.
Dans certaines situations spécifiques (lésion isolée non déplacée du cartilage, par exemple), une genouillère de décharge peut être utilisée pour réduire la pression sur l’articulation et favoriser une meilleure récupération.
À mesure que la guérison progresse, l’amplitude articulaire peut être ajustée progressivement sur l’orthèse articulée, permettant ainsi un retour progressif à la mobilité sous contrôle médical.
Je pense avoir fait le tour du sujet, j'espère que cet article vous aura été utile.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la santé de vos genoux, vous pouvez trouver tous nos articles dans la partie des Conseils du Kiné - Spécialiste du Genou
À bientôt !